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Conseil municipal du 22 mars 2022

POINT 3 : APPROBATION DU COMPTE ADMINISTRATIF

Madame la Maire, chers collègues,

Ce compte administratif reflète la première année complète de votre second mandat.

C’est une année qui est marqué par les effets de la pandémie. Il suffit de regarder la ligne culturelle pour l’attester.

C’est aussi une année où certain de vos projets et de vos choix politiques sont lancés. Je ne vous surprendrais pas en vous disant que certaines dépenses de fonctionnement (tels que vos recrutements) ou de recettes (les horodateurs par exemple) ne me conviennent pas.

Je ne vous surprendrai pas davantage en vous rappelant que je ne partage pas certains de vos projets d’investissement. Mais cela sont nos nuances politiques. C’est la beauté de la démocratie.

Par contre, le compte administratif est également un état des choix financier dans une période contraignante et là, je dois clairement dire que cela est plutôt une bonne année.

Entre les effets de la crise sanitaire, les lourdes conséquences sur le dynamisme fiscal de la compensation de la taxe d’habitation le résultat est tout à fait correct.

Les 79% de taux de réalisation, (les dépenses imprévues restants normalement dans le calcul d’un taux de réalisation) , montrent une année maitrisée.

L’appel à l’emprunt est limité. Cela doit se poursuivre ainsi. La crise et les évènements actuels en Ukraine doivent nous rendre prudent. Les emprunts ne doivent pas s’envoler. Il faudra faire des choix.

POUR

 

POINT 6 : BUDGET SUPPLÉMENTAIRE 2022

Les 4.5 ML d’€ déduits de l’APCP Ecole Victor HUGO ne sont malheureusement que reportés, mais votre projet reste le même.

L’augmentation du crédit de paiement de 72 676 € sur 2022, pour la rénovation de l’Hôtel de ville n’est qu’une accélération de dépenses inutiles, en pansement sur une jambe de bois.

Je ne voterai pas pour ce budget supplémentaire.

CONTRE

 

POINT 7 : RÉVISION DES CRÉDITS DE PAIEMENT : 1er SEMESTRE 2022

Dans la logique du budget supplémentaire que nous venons de voter, je voterai CONTRE

 

POINT 10 : INSTAURATION D’UN RÈGLEMENT DU TEMPS DE TRAVAIL

Depuis la mi-novembre, la ville de Schiltigheim fut le théâtre de plusieurs grèves de la part des agents. Ces manifestations furent particulièrement suivies, notamment grâce à une unité syndicale, mais aussi au malaise générale qu’il règne à la Mairie de Schiltigheim.

La réforme sur le temps de travail consistait à trouver un terrain d’entente entre les heures à réaliser et la spécificité de la fonction publique. Elle devait permettre des discussions constructives et apaisées. Cela a été le cas, dans toutes les autres villes bas-rhinoises, où les négociations se sont déroulées sans le moindre heurt. Hélas ce ne fut pas le cas dans notre ville.

A Schiltigheim, les négociations sur la mise en place des 1593 heures furent la goutte d’eau de trop. Elles servirent de détonateur mais aussi d’indicateur. Les premières propositions de la maire montreraient très clairement son manque de considération envers les employés municipaux. Ces grèves du personnel, défendant leur pouvoir d’achat montrèrent autant l’absence de considération lors des négociations que l’ambiance délétère qui est confirmé dans plusieurs services.

Les arrêts de travail se multiplient. Le mot burnout est sur de nombreuses lèvres quand elles se délient. Des conflits voient le jour. La chasse aux sorcières est ouverte pour certain. Des employés prometteurs et importants quittent notre ville, dès qu’une offre se présente à eux, par manque de considération.

Depuis 4 ans, notre ville a connu un recrutement massif, souvent dans des services qui ne sont pas de la prérogative communale, mais la rémunération individuelle de nos plus fidèles et valeureux agents stagne. Par cette méthode, ce sont les charges du personnel qui s’envolent. Chaque semaine, c’est un autre service qui nous apporte sa note d’ambiance. Le malaise grandit.

J’ai discuté longuement à la sortie du dernier CT avec certains membres. Certains m’ont clairement dit que leur choix de vote marquait avant tout leur insatisfaction sur la méthode et sur l’ambiance.

Comme je l’ai fait lors de CT, et par solidarité avec les agents qui se sont au minimum abstenu, d’autres ayant voté contre.

Je m’abstiendrai

ABSTENTION

 

POINT 12 : ÉVOLUTION DE L’ALIMENTATION DU COMPTE ÉPARGNE TEMPS

Dans la même logique que le point 10, et comme je l’ai fait lors de CT,

Je m’abstiendrai

ABSTENTION

 

POINT 17 :

Décidément Madame la Maire, nous sommes loin de la démocratie participative, de l’écoute et de la recherche de consensus, de l’apaisement que vous nous promettiez lors de vos campagnes municipales.

Après les agents municipaux en grèves, les manifestations citoyennes suite à la fermeture du tunnel de Rungis sans concertation, vous voici prête à aller en procédure contre la Congrégation des sœurs de la Charité et leur mandataire : la Fondation Saint-Vincent de Paul.

Vous filez un mauvais coton !

Car soyons honnête, cette demande d’ouverture d’enquête est plus une déclaration de guerre qu’une déclaration d’utilité publique.

La période actuelle doit nous faire prendre conscience de l’importance de la discussion, l’importance de ne jamais couper le fil de la négociation.

Que ce soit par le bas prix du foncier de cet emplacement réservé, ou par la maitrise de l’urbanisme, vous avez les cartes en main pour négocier respectueusement avec pour mission de trouver un accord gagnant-gagnant.

Avant tout, je souhaite rappeler mon attachement à la salle des Malteries qui permet à de nombreux jeunes de s’adonner à leur passion, et aux clubs d’évoluer en particulier l’ESSHAB.

Nous avons besoin de cette salle de sport et je suis certain que la Préfecture ira dans ce sens.

Je ne peux que m’opposer à cette délibération qui, au-delà d’être une arme administrative, éloigne les projets pour nos aînés et nos jeunes.

En 30 années, rien n’a été entrepris sur ce terrain hormis le gymnase des malteries. Je vous demande de trouver un accord afin que les sœurs et la ville sortent grandies !

Je vous fais part d’une proposition, celle de couper le terrain en deux.  Garder uniquement la partie gymnase (emprise de la salle et du parking) et libérer le reste du terrain foncier et ses contraintes.

Cela permettait :

  • Aux sœurs de garder la partie engazonnée afin de poursuivre leurs œuvres et de pouvoir agrandir leur structure.
  • A la ville de conserver le gymnase des malteries et son parking afin de l’améliorer et de bénéficier de structures sportives adéquates.

Je vous demande solennellement, de ne pas rentrer en conflit avec les sœurs et la Fondation Saint-Vincent de Paul, et de reprendre les discussions.

Vous le savez, madame la Maire, les procédures peuvent être longues mais les traces laissées, elles peuvent être indélébiles.

CONTRE

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