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Eurométropole magazine

 

Magazine n°31 de septembre – octobre 2021

Trop tôt pour arrêter d’aider les créateurs d’emplois par le GROUPE LR, LIBRES ! ET INDÉPENDANTS

Face à la crise, l’État a essayé de préserver l’essentiel : les emplois. Mais au moment où il commence à se désengager, il est urgent que les collectivités locales et notamment l’Eurométropole de Strasbourg se mobilisent.

La crise est loin d’être dernière nous. Certains secteurs économiques souffrent encore durement notamment l’hôtellerie, la restauration, le tourisme, le loisir ou encore le transport aérien. Les aider à faire face, c’est avant tout préserver le rayonnement du territoire, c’est-à-dire préserver l’emploi, la création de richesse et le niveau de vie de chacun.

Il est trop tôt pour débrancher la perfusion qui, aujourd’hui, permet à ces entreprises de survivre et donc de sauvegarder nos emplois !

Concernant le tourisme, en juillet, les hôteliers ont eu encore moins de clients qu’en 2020 et ont globalement perdu 30 à 60% de leur chiffre d’affaires comparé à l’année 2019. Les restaurateurs ont souffert de la météo et surtout du manque de clientèle avec un pouvoir d’achat bien inférieur aux années précédentes.

L’Eurométropole de Strasbourg a pourtant consenti un budget particulièrement faible à la relance économique en comparaison aux grandes métropoles françaises qui y consacrent jusqu’à dix fois plus de moyens.

Les commerces et entreprises de notre territoire souffrent. Nos restaurateurs, nos hôteliers, nos commerçants, nos entrepreneurs ont besoin de l’aide de notre collectivité pour ne pas mettre la clef sous la porte.

L’appréhension à la rentrée est grandissante : celle-ci sera déterminante pour la survie de ces entreprises. C’est aujourd’hui qu’il faut agir.

 Mais quelle est la suite ? Pouvons-nous compter sur l’Eurométropole pour rassurer ceux qui contribuent à notre économie ? N’est-ce pas de sa responsabilité ? Pia Imbs pense-t-elle que la crise est déjà terminée alors que les désastres économiques viennent à peine de commencer ? Peut-être ne se sent elle tout simplement pas concernée… Affaire à suivre !

Les élus du groupe LR, Libres ! et indépendants : Jean-Philippe Vetter (Président), Christian Ball, Jean-Philippe Maurer, Isabelle Meyer, Elsa Schalck Contact : Centre Administratif, Bureau 1207, 1 parc de l’Étoile 67000 Strasbourg

Contact : Centre Administratif, Bureau 1207, 1 parc de l’Étoile 67000 Strasbourg

 

Magazine n°30 de juin – juillet – août 2021

Interdiction du diesel : non à la précipitation, oui aux solutions par le GROUPE LR, LIBRES ! ET INDÉPENDANTS

La majorité de l’Eurométropole présidée par Pia Imbs et composée de certains maires, des Verts et des Communistes, a décidé de précipiter le calendrier d’interdiction du diesel qui a été voté sous la précédente mandature.

S’il est impératif d’améliorer la qualité de l’air, il est impensable d’imposer des sanctions sans mettre en place d’abord des solutions concrètes qui permettent à chacun de respecter ce calendrier.

Aujourd’hui, l’Eurométropole ne propose aucune solution suffisante pour réellement accompagner celles et ceux qui seront impactés par l’interdiction des véhicules diesel.

Alors que les pouvoirs publics nous incitaient à acheter des véhicules diesel il y a encore quelques années, comment comprendre que l’on demande désormais aux habitants les plus modestes de se séparer de leur véhicule diesel parfaitement fonctionnel et de contracter un crédit pour le remplacer ?

Notre groupe déplore une écologie dogmatique et punitive qui se préoccupe d’interdire et de sanctionner sans proposer de solutions ou de compensations suffisantes.

L’Eurométropole est en train de créer un territoire à deux vitesses en interdisant son accès à certains Alsaciens sous prétexte qu’ils n’ont pas les moyens d’acheter le bon véhicule

 Est-ce cela la vision de l’Alsace et de l’Eurométropole que l’on souhaite promouvoir ? Est-ce cela la vision d’une Alsace solidaire ?

Oui à l’amélioration de la qualité de l’air mais alors dans ce cas, il faut se donner les moyens de mettre en œuvre une politique qui ne laisse personne au bord du chemin.

Les élus du groupe LR, Libres ! et indépendants : Jean-Philippe Vetter (Président), Christian Ball, Jean-Philippe Maurer, Isabelle Meyer, Elsa Schalck

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Magazine n°29 de avril – mai 2021

Des piliers… creux ? par GROUPE LR, LIBRES ! ET INDÉPENDANTS

Le premier budget du mandat pour cette coalition emmenée par le trio Pia Imbs, Jeanne Barseghian et Danielle Dambach a obtenu l’aval du conseil de l’Eurométropole. Pourtant, ce budget qui porte la marque de fabrication de EELV, basé sur trois piliers (l’économie sociale, l’écologie et la démocratie) est l’illustration parfaite d’un paradoxe. Ces trois piliers sont en réalité loin de porter un réel projet.

Il comporte essentiellement la reconduction de projets déjà existants. C’est donc l’actualité, et non une réelle vision, qui guide l’annonce de ce budget, entre la mise en place de la Zone à faibles émissions, les transports en commun gratuits pour les moins de 18 ans, l’aménagement de pistes cyclables ou encore le financement de 100 places d’hébergement.

Concernant les mesures d’aide pour la mise en place de la Zone à faibles émissions, elles sont bien dérisoires. Un million d’euros est annoncé pour financer le changement de véhicule pour lequel 14 000 foyers sont concernés. Au regard des annonces ambitieuses de la majorité, une aide supplémentaire aurait été attendue. Les autres mesures sont bien souvent des mesures d’urgence et sont donc provisoires.

S’il n’y a pas de réel projet ambitieux, alors il n’y a pas de véritable impact sur l’environnement. Des mesures uniquement « décoratives » ne suffisent pas, et restent insuffisantes malgré l’accent mis sur la voirie.

Enfin, la démocratie locale qui a été annoncée comme l’un des principaux axes de la politique du trio transparaît à la lecture des différents chapitres budgétaires et politiques, mais aucun projet concret n’est évoqué…

Plutôt que d’avancer des piliers creux, il y a des priorités qui devraient guider le budget de notre métropole. Il est essentiel de tout faire pour réaffirmer le rôle de Strasbourg comme capitale européenne et d’aider les citoyens euro-métropolitains à sortir de cette crise sanitaire sans précédent à l’aide d’un véritable plan de relance ambitieux.

Les élus du groupe LR, Libres ! et indépendants : Jean-Philippe Vetter (Président), Christian Ball, Jean-Philippe Maurer, Isabelle Meyer, Elsa Schalck

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Magazine n°28 de février – mars 2021

Zone à faible émissions : une installation dans le brouillard par le GROUPE LR, LIBRES ! ET INDÉPENDANTS

La première phase de la Zone à Faibles Emissions (ZFE) aurait dû être mise en place à Strasbourg le 1er janvier 2021. Suite à la pandémie du Covid-19, sa mise en œuvre a dû être reportée au1er janvier 2022 à l’instar du reste de la première couronne de l’Eurométropole. La maire et les élus de la majorité militent pour cette zone depuis plusieurs années et pourtant, le dispositif n’est toujours pas prêt.

L’interdiction définitive du diesel dans l’Eurométropole nécessite la mise en place de solutions sociales et économiques. On ne peut décemment interdire toutes les voitures sans vignette Crit’air dans l’Eurométropole sans mesures d’accompagnement permettant le changement de véhicule.

Chaque jour, des milliers de personnes circulent dans l’Eurométropole, n’ont pas les moyens de s’acheter un véhicule neuf, et ne peuvent se déplacer par un autre mode de transport. Il en va de même pour tous les professionnels qui utilisent quotidiennement des véhicules spéciaux comme des camions réfrigérés, et pour qui le coût d’achat d’un véhicule électrique n’est tout simplement pas supportable particulièrement suite à la crise économique que nous traversons.

Par ailleurs, cette interdiction ne concerne pas seulement les habitants de la métropole. Ainsi, 25% des salariés travaillant sur notre territoire habitent en dehors de l’Eurométropole. Il est donc nécessaire que ce dispositif soit mis en place de manière cohérente grâce à une collaboration avec les autres communautés de communes, la Région et la Collectivité Européenne d’Alsace. L’agglomération de Strasbourg ne peut se transformer en bunker et son accessibilité doit être garantie à tous. On ne peut ainsi envisager une interdiction totale du diesel qu’après avoir développé le réseau de transports en commun de manière à proposer des transports alternatifs.

À moins d’un an de l’échéance, l’exécutif de l’Eurométropole est toujours dans le brouillard : aucune mesure d’accompagnement concrète n’est évoquée. On aurait pu imaginer que Jeanne Barseghian, après avoir défendu l’idée de cette ZFE pendant des années et en avoir fait un élément de son programme pour les élections municipales, avait prévu sa mise en place concrète. Au lieu de ça, les habitants de Strasbourg et de son agglomération devront souffrir de cette impréparation…

Les élus du groupe LR, Libres ! et indépendants : Jean-Philippe Vetter (Président), Christian Ball, Jean-Philippe Maurer, Isabelle Meyer, Elsa Schalck

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Magazine n°27 de novembre – décembre 2020

Il faut sauver le soldat Pia Imbs ! par le GROUPE LR, LIBRES ! ET INDÉPENDANTS

(Lettre ouverte à Pia Imbs, présidente de l’Eurométropole)

Madame la Présidente,

Les récentes prises de position l’Eurométropole concernant l’implantation d’un site Huawei illustrent la véritable cacophonie de l’exécutif métropolitain.

Alors que vous semblez mobilisée pour convaincre cette entreprise de s’implanter sur notre territoire, la maire de Strasbourg, Jeanne Barseghian, vous savonne la planche en signant une tribune dans le journal Le Monde contre la 5G. Une technologie dont nous rappelons que Huawei est le leader mondial…

Ce dont il est question, c’est de la possibilité d’accueillir sur notre territoire plus de 500 emplois d’avenir dans les nouvelles technologies. Il s’agit d’emplois, de salaires à la fin du mois alors que la crise économique est d’une violence rare. Il s’agit de dignité pour des centaines de familles de notre territoire.

Oui, compte tenu des circonstances économiques et sociales de notre territoire, l’implantation de Huawei est une aubaine. Or, la cacophonie de l’exécutif que vous présidez nuit à la candidature de notre collectivité. Il faut qu’au plus vite l’Eurométropole parle d’une seule voix !

Madame la présidente, nous vous proposons de ne pas céder face à l’idéologie de la majorité strasbourgeoise EELV. Nous vous proposons d’assumer vos choix et de marquer votre autorité. Car au final, si l’entreprise Huawei devait ne pas s’installer dans l’Eurométropole, qui expliquera cette incroyable occasion manquée aux chômeurs de notre territoire qui ne demandent qu’à travailler ? Ce ne sera pas Jeanne Barseghian, mais bien vous.

Madame la présidente, vous êtes devenue présidente de l’Eurométropole à la faveur du pacte scellé avec la majorité EELV et communiste de Strasbourg. L’occasion vous est désormais donnée de montrer quelle sera la marque de votre présidence. Celle d’une femme qui défend ses convictions ou celle d’une politique prête à toutes les compromissions pour conserver un titre sans pouvoir ?

Les élus du groupe LR, Libres ! et indépendants : Jean-Philippe Vetter (Président), Christian Ball, Jean-Philippe Maurer, Isabelle Meyer, Elsa Schalck

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Magazine n°26 de septembre – octobre 2020

Où est le plan de relance économique tant attendu ? par le GROUPE LR, LIBRES ! ET INDÉPENDANTS

En politique, ce qui compte ce sont les actes.

Face à la crise, de nombreuses métropoles agissent pour relancer leur économie et sauver des milliers d’emplois :

  • Montpellier : 50 millions d’euros
  • Lille : 66 millions d’euros
  • Lyon : 100 millions d’euros
  • Paris : 110 millions d’euros
  • Toulouse : 130 millions d’euros
  • Saint-Étienne : 150 millions d’euros

Quant à Strasbourg : 7 millions d’euros…

Le constat est édifiant. Comparé aux autres grandes métropoles françaises, notre plan de relance paraît bien dérisoire.

Alors que l’Alsace a été l’un des territoires les plus touchés par la crise sanitaire et souffre déjà d’une augmentation de 25% du taux de chômage sur le dernier trimestre, la métropole de Strasbourg est incapable de proposer un plan de relance à la hauteur des enjeux.

L’Eurométropole de Strasbourg portera demain une responsabilité majeure dans l’augmentation du chômage sur notre territoire.

Par son inaction et son manque d’engagement, elle condamne les emplois de nombreux actifs et hypothèque l’avenir de notre jeunesse.

Les élus du groupe LR, Libres ! et indépendants : Jean-Philippe Vetter (Président), Christian Ball, Jean-Philippe Maurer, Isabelle Meyer, Elsa Schalck

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Magazine n°25 de novembre – décembre 2019

Le maire, les communes, l’Eurométropole par le GROUPE POUR UNE EUROMÉTROPOLE POUR TOUS

Dans quelques mois les électeurs de nos 33 communes seront appelés à élire leur maire au travers de leur conseil municipal. Tous, nouveaux élus ou anciens réélus, siègeront à la conférence des maires et au conseil de l’Eurométropole.

Les citoyens ne manqueront pas à cette occasion de réinterroger le rôle de leur maire dans leur commune et dans la gouvernance métropolitaine. Le maire a été, jusqu’à présent, relativement épargné dans le bashing ambiant des élus politiques. Il ou elle reste aux yeux de nos concitoyens la personnalité politique la mieux considérée. Du moins pour une immense majorité d’entre eux. Pas pour tous, hélas, puisque l’actualité nous fournit régulièrement des faits divers de maires agressés dans leur personne, leurs biens, leurs familles. Encore récemment des maires de notre Eurométropole ont été victimes de voies de faits inexcusables sur eux-mêmes et sur leurs familles.

Que cette pression conduise certains à renoncer à se présenter ou à se représenter et c’est notre démocratie elle-même qui est affaiblie. C’est aussi notre fonctionnement métropolitain qui risque d’être fragilisé car le maire a un rôle essentiel dans la gouvernance de notre intercommunalité.

Rappelons que l’Eurométropole ce sont 32 communes rassemblées autour de notre ville-centre. Ces 32 communes représentent40% de la population, 70% du territoire. L’équilibre de notre communauté – pour reprendre le beau titre de notre ancienne CUS – passe par l’action conjuguée des maires et, pour les communes les plus grandes, des élus communautaires de tous bords.

C’est le maire qui participe aux grandes orientations de notre métropole notamment au travers de la conférence des maires, organe qui fonctionne depuis déjà longtemps chez nous et qu’un projet de loi du gouvernement envisage de rendre obligatoire dans tous les EPCI. C’est le maire, qui par sa proximité du terrain, sa rencontre quotidienne avec les habitants de sa commune fait remonter à la métropole les problèmes et les attentes de ses concitoyens. Il est la voix de cette démocratie de proximité dont on redécouvre les vertus. Il est aussi la voix du pragmatisme du terrain qui vient heureusement compenser certaines visions parfois un peu idéologiques ou simplement utopiques venant de la ville-centre.

Mais, en sens inverse c’est aussi du maire que l’on attend, légitimement, qu’il présente à ses administrés la politique, les orientations, adoptées par l’Eurométropole. Les maires le font généralement avec franchise et sincérité et savent résister à la « tentation de Bruxelles » à l’instar de ces gouvernements européens qui aux décisions difficiles ou impopulaires trouvent un refuge confortable derrière le paravent communautaire.

Souhaitons à notre Eurométropole qu’elle continue d’avoir des maires courageux, engagés et volontaires. Elle en aura encore besoin.

Le groupe « Pour une Eurométropole pour tous » présidé par René Schaal

Eric Amiet, Christian Ball, Jacques Baur, Yves Bur,Vincent Debes, Eddie Erb, Martine Florent, Catherine Graef-Eckert, Christine Gugelmann, Jean-Luc Herzog, André Hetzel, Jean-Louis Hoerle, Jean Humann, Patrick Koch, Céleste Kreyer, Raymond Leipp, Michel Leopold, André Lobstein, Pierre Perrin, Thierry Schaal, René Schaal, Georges Schuler, Pierre Schwartz, Anne-Catherine Weber, Sébastien Zaegel

 

Magazine n°24 de septembre – octobre 2019

Fédérer : un exercice démocratique par le GROUPE POUR UNE EUROMÉTROPOLE POUR TOUS

Dans quelques mois s’achèvera notre mandat de conseiller métropolitain. Avant que la période préélectorale ne bride réglementairement la parole et ne passionne excessivement le débat, il est peut-être temps de faire un premier bilan de la participation de notre groupe à la gouvernance de notre Eurométropole.

Alors que depuis sa création en 1967, la CUS était généralement gérée par la majorité politique de la ville de Strasbourg augmentée de quelques amis des communes, pour la première fois depuis 50 ans, un groupe majoritaire de maires et de représentants, sans étiquette politique, des 32 autres communes, participe avec les partis de la majorité strasbourgeoise à la gestion de notre agglomération.

Le bilan de ce mandat sera fait ailleurs, mais il n’est pas présomptueux de constater dès maintenant que cette configuration inédite a eu quelques effets positifs dans notre exécutif.

Peut-être faut-il voir une contribution de notre groupe.

→ à la relative modération fiscale de ce mandat (malgré des charges supplémentaires, des accidents industriels et le désengagement de l’État);

→ à la recherche sans relâche d’une limitation des dépenses de fonctionnement, d’une plus grande efficacité et, osons le mot, d’une meilleure productivité du service public.

Notre groupe est composé de maires et de conseillers qui dans leurs communes, par nécessité ou vertu, ont appris à les gérer en « bon père de famille » (*), économe dans la dépense et dans les moyens.

Mais au-delà de ces aspects économiques, cette nouvelle gouvernance a permis aussi de réaffirmer que notre Eurométropole est et doit rester, la réunion, la fédération de 33 communes qui acceptent de mettre ensemble leurs énergies et moyens, par transfert de compétence quand c’est nécessaire, par mutualisation partout ailleurs : en langage administratif, un EPCI (Établissement Public de Coopération Intercommunal) et non le faux nez d’une grande ville qui pour grandir absorbe progressivement les villes et villages qui l’entourent.

L’exercice fédéral est plus compliqué. Il nécessite plus de temps, de discussions, de palabres diront ses contempteurs, que la fusion, l’absorption, la dilution, mais il est infiniment plus démocratique. Au moment où nos réformes territoriales s’illusionnent à croire que taille augmentée correspond à efficacité accrue, notre collectivité démontre que l’on peut être efficace autrement.

Composée de maires et de délégués qui, quotidiennement, sont confrontés pour des petits et grands problèmes, à cette démocratie de proximité dont on semble redécouvrir les vertus, notre collectivité a su se donner à un nouvel équilibre, une plus grande richesse démocratique.

Ceux qui se présenteront aux suffrages de leurs concitoyens dans quelques mois s’en inspireront peut-être. (*)

Expression un peu surannée qu’il faudrait probablement écrire « bon.ne père.mère de famille » pour sacrifier à l’écriture inclusive en mode dans nos administrations.

Le groupe « Pour une Eurométropole pour tous » présidé par René Schaal

Eric Amiet, Christian Ball, Jacques Baur, Yves Bur, Vincent Debes, Eddie Erb, Martine Florent, Catherine Graef-Eckert, Christine Gugelmann, Jean-Luc Herzog, André Hetzel, Jean-Louis Hoerle, Jean Humann, Patrick Koch, Céleste Kreyer, Raymond Leipp, Michel Leopold, André Lobstein, Pierre Perrin, Thierry Schaal, René Schaal, Georges Schuler, Pierre Schwartz, Anne-Catherine Weber, Sébastien Zaegel

 

Magazine n°23 de juillet – août 2019

La qualité de l’air à Strasbourg et dans l’Eurométropole par le GROUPE POUR UNE EUROMÉTROPOLE POUR TOUS

La qualité de l’air est une donnée de plus en plus préoccupante dans les grandes villes et leurs métropoles à cause de l’impact sur la santé des habitants. Les voitures, les camionnettes, les camions et plus particulièrement les vieux moteurs essences et les moteurs diésel sont désignés comme des facteurs importants de sa dégradation. Les études scientifiques sont unanimes pour affirmer que les particules fines émises par le diesel sont nocives. Il faut donc se préparer peu à peu à l’après-diesel. C’est une question de santé publique à laquelle nous devons répondre pour les générations à venir. Aujourd’hui, il nous appartient de nous donner les moyens de réussir cette transition tout en étant conscient que malgré l’inversion des ventes ces derniers temps, les véhicules de type diesel représentent encore près de deux tiers du parc automobile français. La sortie du diesel représente en effet un challenge de taille. Salariés, entreprises et collectivités vont parfois devoir consacrer des budgets importants s’ils veulent changer de véhicules avant qu’ils ne soient amortis. D’autre ne pourront renoncer à leur voiture que s’ils bénéficient d’une alternative crédible pour leurs transports au quotidien. Nous pensons naturellement aux habitants de seconde couronne pour qui l’utilisation des transports en commun, du vélo ou des autres modes de déplacement « doux » est rendue moins aisée par les distances à parcourir. L’Eurométropole de Strasbourg doit améliorer impérativement la qualité de l’air pour des raisons évidentes de santé publique. Sous la pression de nos collègues strasbourgeois, elle envisage de n’autoriser à terme que la circulation des véhicules les moins polluants en interdisant notamment la circulation des véhicules diésel. Dès lors se pose la question de la date de sortie du diesel et comment concilier cette ambition avec les réalités économiques et techniques. En effet, cette évolution ou plutôt cette révolution exigera un énorme effort d’information sur les raisons sanitaires qui imposent ce changement radical et un exercice de pédagogie pour associer les habitants tout comme les entreprises de l’ensemble de l’Eurométropole et au-delà à une telle décision, car il faudra impérativement élaborer des solutions alternatives réalistes pour rendre acceptable cette transition. Ces mesures conditionneront, au-delà des annonces non dénuées d’arrière-pensées électorales, les échéances de mise en œuvre dans le temps et dans l’espace.

Dans le temps Une « zone à faible émission » s’impose, mais à quelle échéance ? Compte tenu des difficultés qui sont susceptibles d’être rencontrées, il serait bon de donner du temps au temps, d’échelonner l’interdiction et les catégories de véhicules visés afin que chacun puisse anticiper et donc gérer ce changement. C’est en restant pragmatique et en tenant compte de la diversité des situations des habitants de l’Eurométropole que les mesures en faveur de l’environnement pourront être acceptées par tous.

Dans l’espace Force est de constater que les émissions de particules fines sont plus sensibles autour des grands axes, et des voies les plus fréquentées : celles qui pénètrent dans la ville et gravitent directement autour de Strasbourg. De même que l’interdiction du diesel et des véhicules les plus polluants entrerait en vigueur progressivement, on peut s’interroger si, dans le cadre d’un plan concerté au niveau de l’Eurométropole, on ne devrait pas étendre le périmètre de la ZFE étape par étape en commençant par les zones les plus denses et les plus polluées. Strasbourg pourrait ainsi interdire assez rapidement le transit des camions sur la route du Rhin le long de laquelle l’urbanisme concentre de nouveaux habitants. Ces zones offrent heureusement le plus de solutions alternatives de mobilité. D’autres villes européennes semblent vouloir adopter une démarche analogue. L’enjeu environnemental est un enjeu planétaire qui nécessite l’engagement de tous. Il ne sera soutenable que par la mise en place préalable des solutions alternatives et performantes dans l’Eurométropole, garantes du succès de la mise en place de la ZFE et d’une meilleure qualité de vie pour tous.

Le groupe « Pour une Eurométropole pour tous »

 

Magazine n°22 de avril – mai 2019

Violence ordinaire par le GROUPE POUR UNE EUROMÉTROPOLE POUR TOUS

Le mardi 29 janvier dernier, au petit matin, les employés de la mairie de Vendenheim découvraient avec stupeur les façades de leur lieu de travail taguées et leur maire personnellement insulté. Cette fois-ci, il s’agit probablement de l’œuvre d’un activiste anti-GCO, étant donné le message véhiculé qui fait, par ailleurs, référence sans équivoque aux heures les plus sombres de notre Histoire. Dans la foulée, ce sont les églises catholiques de Reichstett et de la Robertsau qui ont été vandalisées début mars, peu après la profanation du cimetière juif de Quatzenheim. Une prochaine fois, sur un autre bâtiment public, sur un autre rond-point, dans un autre lieu de culte, ce sera un autre contexte, une autre colère, mais toujours la même violence. Face à de tels actes et de tels propos qui déshonorent leurs auteurs, le constat est sans appel : une violence verbale et physique s’installe et rythme actuellement ce qui devrait être le débat public.

La multiplication de tels événements n’est pas anodine. En tout cas, elle ne peut le rester. Sur les réseaux sociaux, les messages haineux se multiplient. Élus, journalistes, citoyens sont tous régulièrement les victimes de commentaires d’une agressivité inédite. Pour illustrer cette escalade, il suffit de prendre l’exemple des dérives d’une partie du mouvement des gilets jaunes. On assiste dans la rue au prolongement presque systémique de cette violence des mots. En réalité, quel que soit le contexte, quelle que soit la cause défendue, les dérives sont toujours les mêmes : la confrontation brutale, la détérioration de mobilier et de bâtiments publics, la profanation des lieux symboliques. Continuer dans cette voie serait redoutable. Elle ne correspond pas à la liberté d’expression, ni à la liberté de manifester garanties par notre constitution. Ces actes violents, ces dégradations sont des faits condamnés par la loi ; cette loi qui doit rester notre socle commun. Seul le respect de celle-ci peut garantir la survie de notre démocratie dans le respect de nos institutions républicaines. Il en va de l’apaisement de notre société, à l’échelle du pays comme à celle de nos collectivités. C’est en revenant à la raison et par le dialogue que nous pourrons avancer ensemble.

Le groupe « Pour une Eurométropole pour tous » présidé par René Schaal

Eric Amiet, Christian Ball, Jacques Baur, Yves Bur, Vincent Debes, Eddie Erb, Martine Florent, Catherine Graef-Eckert, Christine Gugelmann, Jean-Luc Herzog, André Hetzel, Jean-Louis Hoerle, Jean Humann, Patrick Koch, Céleste Kreyer, Raymond Leipp, Michel Leopold, André Lobstein, Pierre Perrin, Thierry Schaal, René Schaal, Georges Schuler, Pierre Schwartz, Anne-Catherine Weber, Sébastien Zaegel

 

Magazine n°21 de février – mars 2019

Notre politique de subventions aux associations par le GROUPE POUR UNE EUROMÉTROPOLE POUR TOUS

Tous les mois, ou presque, notre Conseil est appelé à voter de nombreuses subventions. Dans une liste qui n’aurait pas déplu à Prévert, nous attribuons aides et soutiens à de très nombreuses associations et organismes divers. Les montants sont parfois importants, parfois symboliques.

Mais au total ce sont tout de même 22,2 M € qui ont été inscrits dans le budget 2019. Si 1/3 va à l’enseignement supérieur et à l’action économique (7,4 M €) et 1/5 à l’aménagement du territoire et à l’habitat (4,4 M €), nous consacrons également 2,1 M € à des associations qui œuvrent dans domaines aussi variés que la culture, le loisir, le social ou le sport.

Plutôt que ces décisions mensuelles « au fil de l’eau », notre groupe a demandé à l’exécutif de nous présenter annuellement un bilan par famille d’organismes bénéficiaires. Nous souhaitons qu’un débat régulier nous permette de mieux cerner notre politique, mieux affirmer nos lignes directrices, mieux vérifier que nos subsides soient répartis équitablement en fonction des besoins sur tout le territoire, que les règles d’attribution soient connues afin d’éviter que ce soient pas toujours les mêmes qui bénéficient de la manne publique et ne pas nous exposer au soupçon de clientélisme et, enfin et surtout, pour que nous puissions apprécier les résultats de nos politiques et du bon usage de l’argent public.

Les associations sont les acteurs irremplaçables de notre « vivre ensemble ». Elles méritent toute notre attention.

Le groupe « Pour une Eurométropole pour tous » présidé par René Schaal

Eric Amiet, Christian Ball, Jacques Baur, Yves Bur, Vincent Debes, Eddie Erb, Martine Florent, Catherine Graef-Eckert, Christine Gugelmann, Jean-Luc Herzog, André Hetzel, Jean-Louis Hoerle, Jean Humann, Patrick Koch, Céleste Kreyer, Raymond Leipp, Michel Leopold, André Lobstein, Pierre Perrin, Thierry Schaal, René Schaal, Georges Schuler, Pierre Schwartz, Anne-Catherine Weber, Sébastien Zaegel

 

Magazine n°20 de novembre – décembre 2018

Bâtir, mais où ? par le GROUPE POUR UNE EUROMÉTROPOLE POUR TOUS

Le 28 septembre dernier, nous avons voté l’adhésion de l’Eu­rométropole à l’Établissement Public Foncier d’Alsace. Nous avons choisi de nous allier à cet organisme alsacien de proxi­mité plutôt que de risquer d’être rattaché, d’autorité, à une structure plus importante mais plus lointaine.

L’EPF d’Alsace est un fonds qui achète le foncier lorsqu’il est sur le marché (acquisition amiable), fait le portage du bien et le rétrocède à la collectivité, commune ou Eurométropole, lorsque celle-ci a un projet d’urbanisme tant pour le logement que pour l’activité. Il s’agit d’avoir une réserve foncière à l’abri des spécu­lations immobilières. Elle doit nous permettre de réaliser les projets indispensables et dans des conditions économiques acceptables.

Ce fonds intéresse prioritairement les communes qui ont l’obligation de réaliser des logements sociaux pour remplir les exigences de la loi SRU mais également l’ensemble des 33 communes engagées solidairement dans le cadre du PLUi et du PLH (plan local de l’habitat). Il viendra compléter l’effort déjà fait par l’Eurométropole qui consacre 8 à 12 millions d’€/ an pour des acquisitions foncières.

Mais le débat du 28 septembre a été aussi l’occasion de mettre l’accent sur le déficit foncier de notre métropole. Dans un contexte où le prix est fonction de l’offre et de la demande, cette rareté a mécaniquement un effet sur le prix des terrains à bâtir. Or le prix de l’are a flambé ces dernières années. La demande, quant à elle, est forte : les besoins en logements ont augmenté du fait de l’allongement de l’espérance de vie, de l’accroissement du nombre de familles monoparentales mais aussi d’un solde migratoire positif. Notre métropole vient de passer le cap du demi-million d’habitants.

En face, l’offre foncière est bridée par la volonté du législateur de limiter l’artificialisation des terres, de ne pas prendre le moindre risque dans les zones susceptibles d’être inondées et, enfin, de préserver au maximum les espaces naturels.

Plus de demandes, moins d’offre : les prix augmentent.

Mettre plus d’habitants sur un espace plus restreint, signifie -là aussi mécaniquement- augmenter la densité. Cela passe sou­vent mal chez nos concitoyens. Ils nous font remarquer que les villes bétonnées résistent moins bien aux canicules que le dérèglement climatique rend plus fréquentes. Dans nos villages dont les « dents creuses » se remplissent d’immeubles, cela fait plus de circulation, plus de voitures stationnées dans les rues.

Sans parler de ces jeunes familles avec enfants qui comme l’énorme majorité des Français et contre l’avis de tous nos ur­banistes patentés, s’entêtent à continuer de rêver de maison individuelle et de jardin. Et qui quittent notre Eurométropole faute d’y avoir pu trouver ce qu’elles cherchent.

Construire, mais où ? Construire, mais quoi ? Construire, mais pour qui ? À quoi ressemblera notre cité ? Voilà bien le débat politique au sens le plus noble du terme, qu’il nous faudra pour­suivre. Sans relâche, sans a priori et à l’écoute de nos conci­toyens.

Le groupe « Pour une Eurométropole pour tous » présidé par René Schaal

Eric Amiet, Christian Ball, Jacques Baur, Yves Bur, Vincent Debes, Eddie Erb, Martine Florent, Catherine Graef-Eckert, Christine Gugelmann, Jean-Luc Herzog, André Hetzel, Jean-Louis Hoerle, Jean Humann, Patrick Koch, Céleste Kreyer, Raymond Leipp, Michel Leopold, André Lobstein, Pierre Perrin, Thierry Schaal, René Schaal, Georges Schuler, Pierre Schwartz, Anne-Catherine Weber, Sébastien Zaegel

 

Magazine n°19 de septembre 2018

Le défi urbain du réchauffement climatique par le GROUPE POUR UNE EUROMÉTROPOLE POUR TOUS

Nous avons connu un bel été marqué néanmoins par des périodes exceptionnellement longues de fortes chaleurs. Est-ce un signe de plus lié au réchauffement de notre planète ? Ces températures élevées vont-elles se reproduire de plus en plus fréquemment ? Des experts l’affirment en nous prédisant dans notre région des pics de températures durablement au-delà des 40° voire 45º.

Face à de telles prévisions, plusieurs attitudes sont possibles :

– l’incrédulité qui considérerait que l’histoire météorologique nous montre que notre région a déjà connu de tels épisodes de chaleur,

– la fatalité qui nous conduirait à reconnaître notre impuissance face à une évolution planétaire qui nous dépasse,

– la procrastination qui nous inclinerait à retarder les changements que nous imposera l’évolution climatique ou à privilégier les impératifs du court terme,

– le volontarisme enfin, qui conduirait les responsables politiques et la société toute entière à changer les paradigmes de l’action publique et de nos comportements pour anticiper et rendre supportables les conséquences climatiques dans notre vie quotidienne.

C’est un sacré défi qui nous attend et qui exigera une capacité d’anticipation exceptionnelle pour adapter nos villes, nos logements, nos activités de toute nature aux contraintes de températures très élevées, aux sécheresses prolongées, aux phénomènes météorologiques atypiques et violents que nous découvrons déjà actuellement. Il faudra repenser un urbanisme plus adapté à des tempéra- tures élevées, privilégier davantage d’espaces arborés, repenser le rafraîchissement de certains équipements publics. Bref, placer la transition climatique en tête des priorités politiques et publiques.

Nous constatons aujourd’hui une certaine indifférence gouvernementale après un été caniculaire qui aurait pu encourager une prise de conscience plus active. La responsabilité politique locale est donc d’autant plus cruciale car c’est sur le terrain, dans chacune de nos communes et de nos quartiers que ce défi devra être relevé et articulé autour de choix politiques et de projets à l’échelle de la métropole. Il faudra conjuguer les plans thématiques tels que les PLU, PLH, PDA… dans un Plan local d’action climatique (PLAC) qui garantira la cohérence de l’action publique et permettra de la planifier dans la durée jusqu’à l’horizon 2050 et au-delà. Notre groupe sera moteur pour aller de l’avant et repenser l’Eurométropole et les communes de demain.

Le groupe « Pour une Eurométropole pour tous » présidé par René Schaal

Eric Amiet, Christian Ball, Jacques Baur, Yves Bur, Vincent Debes, Eddie Erb, Martine Florent, Catherine Graef-Eckert, Christine Gugelmann, Jean-Luc Herzog, André Hetzel, Jean-Louis Hoerle, Jean Humann, Patrick Koch, Céleste Kreyer, Raymond Leipp, Michel Leopold, André Lobstein, Pierre Perrin, Thierry Schaal, René Schaal, Georges Schuler, Pierre Schwartz, Anne-Catherine Weber, Sébastien Zaegel